Yoga

Défini par certains comme un état d’esprit et considéré par d’autres comme des principes philosophiques hindouistes, le yoga selon Larousse est défini comme suit : « Discipline spirituelle et corporelle, issue d’une très ancienne méthode d’obtention de l’illumination, systématisée dans le texte du Yogasutra et qui vise à libérer l’esprit des contraintes du corps par la maîtrise de son mouvement, de son rythme et du souffle ». D’origine traditionnelle indienne, c’est au IVe siècle av. J.-C. que les Yoga Sūtra et la Bhagavad-Gītā sont rédigés, ils sont les textes de référence du yoga.

Le Yoga et la maladie de Parkinson

Outre les symptômes moteurs, près de la moitié des patients atteints de Parkinson souffrent d’anxiété et/ou de dépression, et donc des interventions visant l’ensemble de ces symptômes sont pertinentes. Il a été démontré que des approches « corps-esprit » comme le yoga, la danse, le Qi Qong, le Tai-chi, sont des démarches holistiques(*), qui ont des effets bénéfiques sur la santé physique. Ces exercices comportent également souvent une composante mentale, de sorte qu’ils peuvent également avoir un impact positif sur la santé psychologique des patients. Ainsi la pratique du yoga ne se contente pas seulement de promouvoir la détente et vous aider à obtenir le sommeil une bonne nuit. Elle peut vous aider à devenir plus familier avec votre corps et ses capacités, ralentir la progression de la maladie et soulager ses symptômes : En plus d’améliorer la mobilité, l’équilibre, l’amplitude des mouvements, la souplesse et de renforcer les muscles, les tremblements sont aussi diminués. Le yoga est une option de traitement efficace pour gérer l’anxiété et les symptômes dépressifs, ainsi que pour agir sur d’autres paramètres comme l’humeur et le bien-être des patients tout en améliorant les paramètres physiques en rapport avec la maladie. Ils trouvent plus facilement le sommeil, sont moins sujets aux dépressions et retrouvent une certaine assurance. Donc une meilleure qualité de vie. Certaines poses de Yoga ciblent des groupes musculaires spécifiques, que vous pouvez utiliser à votre avantage pour aider les tremblements de contrôle. Vous pouvez également utiliser votre pratique pour aider à augmenter votre mobilité, la flexibilité et la force. (*) La thérapie holistique est une médecine non-conventionnelle, s’appuyant sur un sens dérivé du holisme, et désignant des méthodes qui seraient fondées sur la notion d’un soin apporté en tenant compte de la « globalité de l’être humain » : physique, émotionnel, mental et spirituel, ou corps-espritet se distingue de la médecine conventionnelle en considérant le patient « comme une personne et non comme un malade » Wikipedia
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Remerciement

Peggy van Hulsteyn est une journaliste américaine pratiquant le Yoga depuis 40 ans.
Elle a été diagnostiquée Parkinson iI y a 12 ans et cherche depuis à vivre au mieux la maladie par cette remarquable thérapie qu’est le Yoga.
Avec le concours de ses professeurs et amies, elle a écrit pour tous un livre qui a eu beaucoup de succès dans le monde anglosaxon, et dont elle nous a gentiment autorisé à diffuser quelques extraits :
« Yoga and Parkinson Disease – A journey to Health and Healing

Ce n’est qu’une approche, et chacun d’entre nous pourra se l’approprier et partir vivre ses propres expériences avec cet éclairage

Merci Peggy

Compléments

Extraits de Yoga and Parkinson Disease – A journey to Health and Healing de Peggy van Hulstey

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Dans un premier essai pilote contrôlé en aléatoire (ECR) à, treize patients présentant des stades légers et modérés de la MP ont été assignés au hasard à une pratique de yoga ou à un groupe témoin. La pratique a consisté en des séances deux fois par semaine pendant 12 semaines. Les chercheurs de l’Université du Kansas ont constaté en essai pilote sur 13 patients qu’en 6 semaines à peine, les scores des patients à l’échelle de classification unifiée de la maladie de Parkinson (UPDRS), étaient considérablement améliorés. Cette amélioration des scores UPDRS pourrait s’expliquer par une amélioration des symptômes moteurs tels que la diminution des chutes et une amélioration de l’équilibre, ainsi que par des symptômes non moteurs tels qu’une diminution de l’anxiété et du stress. 

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L’institut John F Kennedy Institut du Danemark décrit que « utilisant 11C-raclopride, la démonstration a été faite de Dopamine libérée pendant la méditation yoga nidra ».

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Lors d’études réalisées à Hong-Kong, les patients qui ont participé au yoga en pleine conscience, en plus des améliorations physiques, ont montré une réduction significative des symptômes d’anxiété et de dépression, une perception d’une plus grande équanimité, et une amélioration de la qualité de vie en rapport avec la maladie.