Articulation et phonation

Il est très fréquent que les malades de Parkinson rencontrent des difficultés d’articulation, parfois très précocement, parmi les tout premiers symptômes.

Il s’agit d’un des trois troubles de l’élocution que nous pouvons différencier ainsi :
La dyshartrie (difficulté à articuler)
La dysphonie (difficulté de la phonation, c’est-à-dire à produire un son par les organes de la voix) que nous évoquerons avec l’articulation,
L’hypophonie, (faible volume sonore de la voix) que nous évoquons dans un chapitre « extinction de voix ».
Nous pouvons comparer ces troubles de l’élocution à la perte d’amplitude dans le mouvement, un peu comme pour la marche.

La dyshartrie et la dysphonie prennent les formes suivantes :

  • voix monocorde,
  • pauses inadéquates,
  • perte de l’accentuation,
  • difficulté sur les consonnes,
  • faux démarrages,
  • répétitions,
  • débit variable.

Elles sont dues à des difficultés à contrôler notamment :

  • l’émission des sons,
  • le souffle,
  • le « feed back » : Le malade n’entend pas bien les sons qu’il émet, ce qui rend l’auto-correction difficile.

Si vous présentez ces symptômes, nous vous conseillons de faire évaluer votre voix pour mettre en place un traitement approprié.

Que faire ?

Les médicaments dopaminergiques sont efficaces pour augmenter le débit d’air en début de maladie mais n’ont guère de prise sur les problèmes d’articulation.

La praxie est le meilleur traitement ; elle consiste en un entrainement de la voix, accompagné des conseils de votre orthophoniste, surtout si vous faites appel à la méthode LSVT Load mise en œuvre par un orthophoniste qualifié.

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