La natation a l'avantage de faire travailler l'ensemble des muscles du corps

Développant l’endurance musculaire et cardiovasculaire et le souffle, les activités aquatiques sont également des pratiques permettant aux personnes de ne pas avoir d’appréhension quant aux risques de chutes. Elles apaisent les tensions musculaires véhiculées tout au long de la journée par les contractions involontaires liées à la maladie.

De fait, la natation permet de plus grandes amplitudes de mouvements, particulièrement bénéfiques au Parkinsoniens, de détendre le squelette et de diminuer le processus de l’arthrose. Le sport augmentera la puissance et la capacité cardiovasculaire et facilitera les activités quotidiennes.
Très bonne pour le souffle, elle fait travailler la cage thoracique qui tend à se « prostrer ».

Pratiques à privilégier en cas de maladie de Parkinson

Quelles pratiques aquatiques sont possibles pour la maladie de Parkinson, dans quel but, et comment les mettre en place ?
Les principaux axes de travail sont l’appréhension du milieu, l’amplitude articulaire, la respiration et la continuité dans les gestes.

  • Éviter certaines nages telles que la brasse et le papillon;
  • Favoriser des situations lentes continues ;
    Exemple : Proposer une séance d’Ai-Chi (Tai-Chi aquatique) ou encore une séance de Woga (Yoga aquatique);
  • En cas de freezing, Favoriser la stimulation sensorielle, sonores ou visuelles
    Exemple : Proposer une séance d’aquagym en imposant un rythme. Ou encore des exercices de rythme avec l’eau;
  • En cas de dysarthrie, pour les pratiquants soufftant de problèmes d’élocution, il peut être intéressant de leur demander de compter avec l’encadrant;
  • Certains parkinsoniens peuvent également avoir du mal à se repérer dans l’espace, à réaliser certaines tâches : Proposer un jeu ludique tel que le water-polo qui va favoriser la répartition dans l’espace.
    Exemple : passes à 10 puis tir au but.

Proposition d’une séance de 45 minutes
Échauffement (10 min)
Corps de Séance (30 min)

Crawl et dos crawlé

Les personnes atteintes de Parkinson, comme nous l’avons dit plus haut, ont chacune leurs troubles spécifiques (on parle de plusieurs Parkinson et pas d’une maladie de Parkinson). Toutefois la triade généralement commune aux malades est : l’akinésie (difficulté,lenteur), la rigidité( à coups), et les tremblements (surtout au repos). Soit, des troubles du mouvement.

Il convient donc principalement de valoriser la pratique en continue, en aérobie, telle que la pratique du dos crawlé par exemple, permettant la flottaison du corps, la sollicitation de la respiration et l’ouverture de la cage thoracique.

Le crawl peut-être aussi abordé mais dans un second temps, avec une personne de niveau intermédiaire puisque cette nage demande un rythme respiratoire précis, et la coordination bras-jambe peut paraître complexe. Le but est que la personne prenne du plaisir à la pratique, il est donc important qu’elle se sente à l’aise et en sécurité et que la pratique se fasse en évolution.

Dos crawlé : Avec une frite sous les bras, essayer de faire la planche.

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