Nous allons différencier deux aspects de la déglutition : la déglutition alimentaire et la déglutition salivaire.

Les troubles de la déglutition alimentaire correspondent à des anomalies des différentes étapes de la déglutition (phase orale, phase pharyngée et phase œsophagienne) lors de la prise alimentaire. La dysphagie n’est pas présente de manière systématique (environ 60 % des personnes présentant une MP) mais c’est la grande oubliée des investigations médicales.

En effet, elle s’installe de manière insidieuse et ce n’est souvent que lorsqu’un amaigrissement important est observé que la dysphagie va être recherchée. Pourtant la dysphagie n’a rien d’un trouble anodin : dans les cas les plus graves elle peut entraîner des fausses-routes et un risque important de pneumopathie d’inhalation.

Actuellement, la prise en charge de ce type de trouble est, entre autres, comportementale, avec notamment la méthode LSVT (pour plus d’informations vous reporter à la thérapie « Orthophoniste: la voix (dont la méthode LSVT LOUD) » et l’idée du « avaler fort et net ». C’est une technique pour propulser de manière efficace le bolus alimentaire dans l’hypopharynx.

En tout état de cause, il faut consulter un Orthophoniste (prise en charge financière intégrale)

Les troubles de la déglutition salivaire entraînent une hypersalivation ou hypersialorrhée. C’est une plainte très fréquente chez les personnes présentant la MP. Plus qu’une hypersalivation au sens propre du terme (= glandes salivaires qui sécrètent trop), c’est en fait l’akinésie qui entraîne une perte des mouvements automatiques de la déglutition et donc une accumulation de la salive dans la bouche. Un individu sans trouble déglutit sa salive de manière automatique une trentaine de fois par heure ; on comprend donc toute la difficulté quand cet automatisme se fait rare.

L’hypersialorrhée est donc surtout due à une perte des mouvements automatiques, plus qu’à une difficulté à déglutir. Pour ce type de difficultés les orthophonistes utilisent en général des techniques comportementales (faire volontairement ce qui se faisait de manière automatique) mais aussi sensitives et sensorielles (cryothérapie, massages endo-buccaux…).

Ces techniques peuvent être efficaces mais elles nécessitent la présence d’un thérapeute ou au moins une éducation thérapeutique au préalable pour être mises en place. Nous vous rappelons que la prise en charge est intégrale, il n’y a pas de raison de ne pas le faire.

Exercices et conseils qui peuvent être mis en place au quotidien, sans trop de difficulté, pour réduire l’hypersialorrhée.

Objectif 1: faire de manière volontaire ce qui ne se fait plus automatiquement.

On va essayer de mettre en place un système de guides externes, sur le principe du conditionnement. Ce type d’aide doit être propre à chaque personne en fonction de ses activités, de son milieu de vie, etc… Concrètement, il faut trouver un repère qui rappelle qu’il faut déglutir.
Exemples : gommettes sur le marque-page d’un livre qu’on est en train de lire, pense-bête sous forme de post it, application sur son téléphone…

Objectif 2: stimuler le réflexe de déglutition


De manière générale il faut garder en tête que le froid va avoir tendance à stimuler. En endo-buccal
on va donc utiliser préférentiellement le froid pour stimuler le réflexe de déglutition.
Exemples : préférer l’eau froide à l’eau à température ambiante, un yaourt très froid à une compote tiède, de la crème glacée…

Objectif 3: mobiliser les muscles pharyngés, vidanger les résidus et réactiver le réflexe de déglutition.

Faire une flexion antérieure de la tête (= mettre le menton contre sa poitrine) puis faire des mouvements de tête comme si on faisait « non ». Faire 10 vidanges passives.

Dysphagie : C’est une sensation de gêne ou de blocage ressentie au moment de l’alimentation, lors du passage des aliments dans la bouche, le pharynx ou l’œsophage

Hypersialorrhée ou hypersalivation : production excessive de salive qui peut se rencontrer dans diverses situations telles que certaines névroses, des lésions nerveuses, certaines inflammation de la muqueuse buccale, les nausées, la prise de certains médicaments … ou ressentie comme telle par le patient Parkinsonien.

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