La stimulation rythmique auditive

Cette technique de rééducation neurologique consiste à instaurer un traitement du rythme « artificiel » par le biais d’une stimulation sonore rythmée externe. Les relations étroites entre système auditif et système moteur expliquent en grande partie les effets bénéfiques observables lors d’une SRA.

Stimulation de l’axe cerebello-thalamo-cortical

Le cortex auditif primaire dialogue avec deux voies majeures du traitement des mouvements et de la gestion du timing : la voie NTC (noyaux gris centraux – thalamus – cortex moteur) et la voie CTC (cervelet – thalamus – cortex moteur). Des hyperactivations de cette voie CTC sont décrites à la fois dans l’initiation du mouvement chez les patients atteints de la maladie de Parkinson mais également lors d’exercices de finger tapping.

Cette voie apparaît donc comme une voie majeure dans les dialogues sensorimoteurs et dans le développement d’une marche synchronisée sur un signal externe.

De nombreuses études ont démontré l’efficacité de cette technique dans le cadre de la maladie de Parkinson et ses bénéfices sur l’amélioration des paramètres de marche spatio-temporels classiques tels que la vitesse ou la longueur de foulée.

Dans l’étude de Bryant, regroupant une vingtaine de patients atteints de Parkinson, on constate une amélioration de la vitesse et de la longueur de foulée lors d’un test simple. Ces effets sont accentués par l’entrainement quotidien et perdurent lors du test sans stimulation après une semaine de pratique. Parmi les personnes interrogées, 75% sont intéressées pour utiliser un dispositif délivrant la SRA au quotidien pour les accompagner dans leur marche.

L’étude de Nieuwboer a également étudié l’impact d’une administration d’indices sonores à domicile sur 6 semaines d’entrainement sur 153 patients atteints de la maladie de Parkinson. Comme démontré précédemment, on observe une augmentation de la vitesse et de la longueur de foulée des patients. Les capacités motrices sont légèrement accrues avec une amélioration du score de posture et de marche (4.2%) et des tests d’équilibre. L’amélioration de l’équilibre et de la confiance du patient pourrait se traduire par une diminution du risque de chute. 

Évaluation du dispositif WALK

44 patients atteints de la maladie de Parkinson ont répondu à deux questionnaires à J0 (avant utilisation) et à J7 (après utilisation du WALK). Les items utilisés se basent sur les questionnaires standardisés suivants :

  • UDPRS, questionnaire habituellement utilisé pour l’évaluation de l’état général du patient, en particulier l’item 2.12 pour la marche et l’équilibre et l’item 2.13 pour les blocages à la marche (freezing)
  • PDQ-39, questionnaire utilisé pour évaluer la qualité de vie des patients :
    • Item 1 – Loisirs
    • Item 2 – Tâches de la vie quotidienne
    • Item 6 – Autonomie
    • Item 10 – Activités extérieures
    • Item 26 – Confiance en soi

L’ergonomie du dispositif, la survenue d’effets secondaires et le temps d’utilisation du dispositif ont également été mesurés à travers ces questionnaires.
Une amélioration moyenne de 19% du score de marche et de l’équilibre a été constatée.
57% des patients ont indiqué que le dispositif leur permettait de réduire leur symptômes moteurs.
Après une semaine d’utilisation du dispositif WALK, une diminution significative de 17% du score de blocage à la marche est observée.
Parmi les patients interrogés, 43% indiquent que le dispositif leur permet de réduire la survenue et la sévérité de leurs épisodes de freezing.
En analysant 5 composantes de la qualité de vie des patients (loisirs, tâches quotidiennes, autonomie, activités extérieures, confiance en soi) avant et après utilisation du dispositif, nous constatons une amélioration significative se traduisant par une diminution du score de 18%.
Sur cette première semaine, 69% des patients ont utilisé le WALK plus de 1 heure par jour, et 42% l’ont utilisé plus de 3 heures par jour.
Conclusion
Cette première étude permet de mettre en avant l’impact positif du dispositif WALK sur une période d’une semaine, notamment sur les capacités motrices des patients et leur qualité de vie. Ce dispositif est adapté à un usage en auto-administration. Les études cliniques interventionnelles futures permettront de déterminer l’impact immédiat du dispositif sur les paramètres de marche des patients (vitesse, longueur de foulée) et après un entrainement à domicile sur une durée d’un mois. Un suivi sera effectué afin d’estimer les effets du dispositif à long terme (> 6 mois).

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