La sexualité est partie intime de chacun d’entre nous. Elle se compose de sentiments / émotions … des facteurs non-moteurs, et d’actes exprimés en fonction de chacun … des facteurs moteurs.

Les symptômes non-moteurs et les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson perturbent cette expression affective et physique.
Ils touchent l’homme comme la femme dans leur intimité. Il faut s’en ouvrir au thérapeute qui rencontre souvent ce type de problème et saura aider.
Nous avons juste présenté ici quelques informations et développé quelques analyses pour ouvrir la réflexion et dédramatiser le sujet.

Troubles sexuels

Ces troubles touchent 6 femmes malades sur 10 et la même proportion d’hommes pour différentes raisons :

  • Une baisse de la libido, car l’effet de la Dopamine est réduit
  • Les gênes motrices telles le tremblement ou la rigidité musculaire
  • Les douleurs
    • Le cas échéant, l’état psychologique des conjoints

Hypersexualité

Ce symptôme vient assez tardivement dans la maladie, plutôt en cours de traitement par agonistes dopaminergiques car, s’il est souvent dû à la maladie, il peut être provoqué ou amplifié par les médicaments (il est arrivé que le thérapeute soit poursuivi à cause des effets secondaires dus à la prescription, mais nous resterons vigilants pour éviter cette situation extrême ).
Il affecte jusqu’à 10 malades sur 100, dont 7 hommes pour 3 femmes.

Ce symptôme se déclare parfois en parallèle avec d’autres comportements compulsifs tels l’achat pathologique, le jeu ou les excès alimentaires.
Il est donc essentiel de prendre ces symptômes en considération et d’en faire part aux thérapeutes pour éviter les grands désordres psychologiques et/ou financiers qu’ils peuvent induire.

Les traitements peuvent être un « recalage » des traitements dopaminergiques ou des médicaments spécifiques contre l’hypersexualité.
Un bilan hormonal pour l’homme comme pour la femme peut être d’une grande aide pour retrouver une relation apaisée.
Votre neurologue et votre généraliste vous conseilleront.
Les soins allopathiques devront probablement être accompagnés d’un suivi psychologique dans le cas d’un état dépressif dû à un sentiment de culpabilité.
N’hésitez pas à en parler, les thérapeutes – neurologue – généraliste – psychologue – sexologue rencontrent souvent ce type de problème et sauront vous aider.

Que faire ?

Ce symptôme peut être un effet secondaire du traitement. Consultez votre médecin.

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